Communiqué de presse du groupe « Les Patriotes-Front National » à la région Bourgogne Franche-Comté (06/04/2017)

Ainsi donc Marie-Guite Dufay décidait de se dévoiler hier soir par l’intermédiaire des réseaux sociaux : elle soutiendra et votera bel et bien pour Emmanuel Macron à l’élection présidentielle qui approche.



Loin d’être une surprise quant au fond, on s’étonnera tout de même qu’après avoir sévèrement tancé Manuel Valls et le non-respect de sa parole donnée pas plus tard que la semaine dernière, Mme Dufay s’apprête à trahir le parti et les électeurs qui l’ont élue en se jetant derrière le même candidat.
Ce ralliement opportun promet d’accentuer les fractures au sein de la majorité régionale, déjà le vice-président Mathieu et le président de groupe Durain critiquent ce choix par voie de presse ou sur les réseaux sociaux : une ambiance entre des « motions » digne des plus illustres congrès du PS.



Cette décision n’est donc une surprise pour personne, dès lors qu’on connaît les choix politiques portés par la présidente du Conseil régional : ils correspondent bien aux orientations et au bilan du candidat Macron.
Marie-Guite Dufay soutiendra l’ancien ministre de l’Economie responsable du démantèlement d’Alstom, dont la branche énergie fut honteusement abandonnée, fragilisant un fleuron français pourtant particulièrement présent et dans notre région. Ce scandale Alstom est l’image, le symbole même d’une désindustrialisation catastrophique touchant la Bourgogne Franche-Comté et contre laquelle la majorité régionale ne fait rien.
Marie-Guite Dufay vante « la force de l’engagement européen » de Macron ? C’est peu dire que l’ex-banquier est le plus fervent soutien de l’action de la Commission Européenne. L’exécutif régional, de son côté, nous confirmait vendredi 31 mars la libéralisation des lignes TER en Bourgogne Franche-Comté : une politique de destruction des services publics défendue par l’UE, et donc par Macron.
Macron propose d’augmenter la CSG, au détriment des catégories populaires, classes moyennes et petits retraités ? Mme Dufay fait voter la hausse drastique des tarifs de la carte grise, toujours au détriment des plus faibles et dépendants de leur véhicule.



Désindustrialisation, casse des services publics et politique antisociale : toute l’action de Marie-Guite Dufay la portait donc naturellement vers ce choix.
Le groupe Les Patriotes – Front National se félicite de cette clarification mais regrette qu’elle n’intervienne seulement qu’aujourd’hui, après tant de promesses faites aux électeurs.

Communiqué de presse du groupe « Les Patriotes-Front National » à la région Bourgogne Franche-Comté (06/04/2017)

Nous apprenons par voie de presse la démission d’Arnaud Danjean de sa fonction de conseiller régional.

Que M. Danjean estime ne plus pouvoir remplir l’ensemble de ses mandats à l’Europe comme à la Région, pourquoi pas, c’est là une explication qui peut se tenir.

On s’étonne à l’inverse des reproches capricieux et teintés d’arrogance faits à l’égard d’une majorité régionale qui ne l’aurait pas assez consulté sur des sujets européens dont il se dit grand spécialiste : Arnaud Danjean a à l’évidence une si haute opinion de lui-même qu’il se pensait irremplaçable même pour ses adversaires politiques.

Nous nous satisfaisons de voir l’une des plus ferventes voix de l’UE au détriment des nations quitter cette assemblée.

Communiqué de presse du groupe « Les Patriotes – Front National » à la région Bourgogne-Franche-Comté (03/04/2017)

Lors de la dernière séance plénière du 31 mars 2017, le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté a évoqué l’ouverture à la concurrence. Elle est prévue pour 2023 dans toute la France, mais l’exécutif souhaiterait prendre les devants et pouvoir faire des expérimentations dès 2021.

En effet, alors que nous nous plongions dans le lourd dossier du renouvellement de la convention commune Région-SNCF, devant entrer en vigueur le 1er janvier 2018, Éric Cinotti, directeur SNCF régional, s’est retrouvé face aux élus régionaux.
Ce dernier a eu pour tâche de nous « vendre » l’action de la SNCF, ses réussites comme ses ambitions, puisque l’entreprise cherche légitimement à se placer en pole position avant l’ouverture du marché du trafic ferroviaire à la concurrence.

Alors que notre Région souffre déjà des effets de la mise en concurrence absurde de notre industrie, bercée par les promesses des politiciens de tous bords, l’Union Européenne poursuit son travail de destruction de nos services publics. La Commission Européenne souhaite achever de libéraliser le secteur du rail dans notre pays, en ouvrant à la concurrence le transport commercial des passagers.

Cette mesure va inévitablement priver la SNCF de parts de marché sur ses lignes les plus rentables, affaiblir une santé financière déjà fragile et donc mettre en péril ses autres activités.
C’est toute la logique du service public qui est ici brisée. Les lignes les moins rentables continueront de fermer, accélérant un peu plus la désertification rurale !

Si Michel Neugnot, dans la droite ligne de ses convictions destructrices, nous vantait vendredi avec ferveur des « cars Macron » qui sapent pourtant les résultats et les finances de la SNCF,
prendre les devants dans le démantèlement de nos services publics est une étape supplémentaire dans la destruction de notre modèle national.
Parti Socialiste et Républicains appliquent fidèlement les diktats de l’UE au détriment de notre Région, des Bourguignons et des Francs-Comtois qui n’y gagneront rien : ni emplois, ni baisse des prix, ni meilleure qualité du service !

Ainsi, le groupe Les Patriotes – Front National réaffirme sa position de défense du service public du rail, dans l’intérêt de tous les Français et en particulier de ceux qui sont abandonnés à leur sort dans l’ensemble de nos campagnes.

Sur la politique culturelle, le groupe LR/UDI capitule une nouvelle fois devant le PS (14/01/2017)

LES PATRIOTES-FRONT NATIONAL – BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ
Communiqué de presse

Lors de la séance plénière du 13 janvier 2017, dans son rapport 5-1 l’exécutif socialiste a proposé à l’assemblée de voter pour la suppression du dispositif d’aide à l’achat d’instruments pour les écoles de musique et harmonies, mis en place par l’ancien Conseil régional de Bourgogne.

Soucieux de maintenir l’équilibre des territoires et de favoriser l’accès à la culture pour tous, le groupe « Les Patriotes – Front National » a donc déposé un amendement visant non pas à abroger mais à étendre le dispositif d’aide à l’ensemble de la Bourgogne-Franche-Comté.

Le groupe LR/UDI, qui avait déjà refusé en décembre dernier de soutenir notre Motion demandant un rééquilibrage des subventions régionales versées aux Conservatoires de Musique – 1 million d’euros pour celui de Dijon contre 200 000 € pour celui de Besançon et ce pour dispenser les mêmes formations – a une nouvelle fois botté en touche en ne prenant pas part au vote sur notre amendement. Un témoignage de plus s’il en était encore besoin de la complaisance du groupe LR/UDI envers l’exécutif socialiste et de son mépris pour l’accès à la culture pour tous.

Pour notre part, nous réitérons notre soutien à toutes les associations qui ont exprimé leur vive émotion à l’issue de la suppression pure et simple de ce dispositif. La justification nébuleuse des socialistes, arguant que la Région devait faire des économies, ne dupera personne. Les socialistes ont préféré opérer des coupes budgétaires dans la politique culturelle (aides aux bibliothèques, aux médiathèques, aux écoles de musique et harmonies, au conservatoire à rayonnement régional de Besançon) plutôt que d’en faire dans la pléthore de dispositifs relevant de la nébuleuse et coûteuse politique du « vivre-ensemble ».

Le Front National a lui fait le choix de défendre l’équilibre des territoires et l’accès à la culture pour tous en Bourgogne, Franche-Comté.